dimanche 22 mai 2011

Les partis politiques au Maroc.

Les partis politiques au Maroc et le rendez-vous du 20 février..



Mon credo: Chaque époque a ses propres leaderships...

Les grands partis politiques ont-ils adhérés à la marche du 20 février, à côté de la jeunesse?

La réponse est négative. Les arguments ont foisonné pour justifier cette décision historique.

Qu'on le veuille ou non, la démocratie ne se pratique plus désormais via les partis politiques, mais via d’autres canaux de communications : Facebook, Twiter, Blogs, etc.

La démocratie répond désormais à la volonté des masses et non au plaisir des associations de l’organisation du bien commun !

L’espace de démocratie au sein des parties traditionnelles ne permet pas une communication libre, spontanée et vraiment responsable : hiérarchie, mis à l’écart, vieillesse, peur de perdre ses propres privilèges : la rente/privilèges, fait que les partis musellent ses propres militants, qui agissent pour les vraies réformes.


Voilà par exemple les arguments de certains dirigeants politiques « historiques » vis-à-vis de la sortie des jeunes :

--- le contexte marocain diffère totalement des deux modèles Tunisiens et Egyptiens : le Royaume a déjà choisi de s’inscrire fortement dans le processus de démocratisation : « nous avons la certitude que les réformes vont arriver. »

* Commentaire : Bien sûr que le Maroc s’est inscrit dans le processus de démocratisation. La preuve :

1- La politique de proximité, via l’initiative nationale du développement humain ;

2- Les travaux de l’instance de l’équité et de la réconciliation ;

3- Le départ volontaire pour alléger l’Etat de certaines personnes qui ne doivent pas y rester ;

4- L’organisation des premières compagnes électorales crédibles au niveau national et international...


Ces actions, et bien d’autres, ont été entreprises par la monarchie. Qu’en est-il des partis politiques ?


--- Seule l’accélération des réformes est demandée : « On appelle les responsables à accélérer le rythme des réformes. »

Commentaire : Il y’a un an personne ne parlait d’accélération des réformes ! L’adage était : « Il faut lisser le temps au temps » ! Que s’était donc arrivé au juste ?

--- Ne pas faire confiance au monde virtuel : « On ne va pas se prononcer sur des choses virtuelles. On ne va pas discuter tout ce qui est sur internet ou sur Facebook. »

Commentaire : Pourquoi ne pas faire confiance à un monde virtuel alors que les partis politiques sont tellement en anachronisme avec ce qui s’y trouve ? La preuve : seuls deux partis ont un site actualisé et reflète bien sûr les différentes activités de chaque parti respectif. Les trois autres partis dans le circuit virtuel n’ont que des interfaces portant le nom de leur parti, avec celui de leur leader historique ! Pas de discussions, pas de commentaires, pas de propositions ! Des sites morts-vivants !

Pourquoi de telles paresses ? Et la communication avec la jeunesse ? Et l’encadrement politique de cette jeunesse ?

Le monde virtuel d’aujourd’hui est le vrai instrument de la démocratie de demain ! Et celui qui ne croit ou tarde de croire à cette réalité, sera dépassé et acculé au monde des oubliettes !


--- L’instrumentalisation de la jeunesse : « La chose qu’on refuse c’est que ces jeunes soient instrumentalisés »,

Commentaire : Laissons cette idée de l’instrumentalisation de la jeunesse à côté ! Car cette jeunesse est plus immunisée contre toute manipulation partisane ! La preuve : la maturité politique, sociale et économique de ses revendications ! Maturité qui dépasse celle des partis politiques, qui souffrent de carence chronique d’esprits créateurs d’idées et d’opérationnalisation de ces mêmes idées !

La démocratie politique aujourd’hui va être tributaire de la démocratisation à l’accès à l’information ! Google ne ment pas, ou plutôt jamais !


--- Capitaliser les acquis et les améliorer sans les détruire : « on accepte profondément de capitaliser les acquis et les améliorer mais on refuse catégoriquement de les détruire».

Commentaire : les acquis sont le fruit du travail incessant de notre Roi ! Les acquis sont les efforts et les orientations via les discours de notre vrai leader : le ROI MOHMMED VI !
Il suffit de consulter notre cher Google et de lire les discours royal pour être sûr de cette information !
Si les partis avaient engagé la moitié des efforts de cet être altruiste, qui est nôtre cher Roi, ils auraient accéléré les changements dont aspirent le citoyen marocain !


--- La légalité des manifestations : « Il faut juste que cela se fasse dans la légalité. »

Commentaire : une manifestation est par définition légale ! Manifester, c’est révéler, proclamer, montrer ! Manifester, c’est ne pas cacher, c’est aider à découvrir. Une manifestation est une manière civilisée de s’exprimer. Les manifestations justes ne sont jamais illégales car pacifiques !

La réforme démocratique ne pourra jamais être réalisée que par la réforme des instances démocratiques : partis politiques réformez-vous !

Suivez les traces de cette jeunesse qui porte désormais la lumière de la transparence et suivez celles des associations civiles et des droits de l’homme ! Rappelez-vous, leaders de partis, que vous étiez des militants ! Avec des rêves et de la justice dans la bouche ! 


Projet de lutte contre la précarité et l'exclusion sociale.

Une réflexion "académique" autour du projet de lutte contre la précarité et l'exclusion sociale. Ce qu'on nomme communément : pauvreté.


Pauvre est un terme générique, un adjectif, attribué à un individu, à une famille ou à une classe sociale déterminée. La pauvreté n'est pas seulement et exclusivement liée au manque des ressources financières: les biens matériaux. Le manque ou la carence de services font partie de la pauvreté. Aussi, les indices de la pauvreté et ces images/manifestations sont multiples. Certes il y'a la pauvreté au niveau des biens et des services, mais il y'a aussi la pauvreté intellectuelle, morale, et des valeurs!


Un docteur chômeur est bien sûr pauvre au niveau matériel, mais riche au niveau intellectuel et moral! Un individu disposant d'un ensemble de moyens: biens et services, peut largement être pauvre au niveau des valeurs civiques, et de ses capacités cognitives, par exemple...


Or le développement social et humain nécessite qu'il ait un équilibre social, dans le sens d'une équité au niveau matériel et moral.


Deux voies peuvent être parcourues pour lutter contre le phénomène de la pauvreté: la première est celle de la charité; la seconde est cette du développement durable.


La première consiste en l'octroi d'aide directe aux personnes et aux familles nécessiteuses; la seconde favorise l’insertion via l'éducation et la proximité vis-à-vis des services sociaux, en terme de santé, de justice...


La pauvreté est donc une réalité sociale marocaine car: " près de 3,6 millions (des marocains) vivent le calvaire quotidien de cette affliction et dont 1,8 millions font face à la dégradation la plus excessive du niveau de vie (pauvreté absolue) (RAHMA BOURQIA, La stratification sociale)


Ceci dit, le citoyen marocain démuni n'a pas besoin de l'aumône, mais d'une aide significative de départ! Car on ne naît pas pauvre, mais on le devient par héritage! Ceci peut expliquer le point d'arrivée et celui de départ: l'inégalité sociale crée un grand malaise au sein de la société, car beaucoup de jeunes crient haut et fort qu'ils n'ont pas de chance pour réussir socialement. Du coup, la notion de la méritocratie n'a pas de sens!


" Pour aller dans le sens de la durabilité, la lutte contre l’exclusion, en faveur de l’allègement de la pauvreté, ne doit pas être une œuvre de bienfaisance, de charité ou d’assistance, mais une œuvre de développement. La lutte contre la pauvreté constitue un investissement humain générateur de croissance menée dans le cadre d’une stratégie globale de développement social. La pauvreté n’est nullement un phénomène isolé mais lié à la stratégie du développement. L’action caritative pourrait constituer une réponse ponctuelle à la sévérité des cas de pauvreté mais ne pourrait constituer un moyen pour sa réduction à moyen ou à long termes" (RAHMA BOURQIA, La stratification sociale)


En effet, au niveau de la caisse de compensation et de l'aide qu'on veut octroyer directement aux familles nécessiteuses, cette aide ne pourra jamais que contribuer à la hausse plus au moins de la consommation, et par conséquent de la croissance économique. Ni plus ni moins...

Cette somme, - qui fait partie intégrante du budget de gestion du gouvernement, et qui est issue des prestations du contribuable-, pour qu'elle puisse donner ses fruits, en terme de développement humain durable, doit être conçue en terme d’investissement à long terme sur la scolarisation de nos élèves, issus de couches sociales pauvres.


C'est pourquoi, je prône une aide directe aux élèves relevant de cette catégorie sociale pour qu'ils puissent s'investir dans leur éducation et leur auto-formation. L'argent de la consommation sera désormais celui de la formation!


L'argent donné aujourd'hui doit être conçu non comme de la charité, mais comme un empreint au service du développement à long terme, visant le développement durable. Cette argent se multipliera de façon très significative, grâce à une génération de pauvres instruits, qui contribueront à leur tout à la croissance économique et sociale de leur pays! C'est ça ce qu'on appelle rendre service par des services!


De plus: "la pauvreté doit être approchée dans le cadre d’une justice sociale et des droits humains. Les droits à l’éducation, à l’emploi, à la santé, au logement, à un niveau de bien être social,..." (RAHMA BOURQIA, La stratification sociale)

Cela veut dire que la catégorie sociale attrapée par l'exclusion doit être visée/ciblée par un plan de réinsertion sociale dynamique: une politique de vraie proximité doit avoir lieu, non seulement et exclusivement via les collectivités locales, mais aussi, à travers le travail remarquable des organisations non gouvernementales: associations et organismes bénévoles de développement.

La société civile a joué un rôle indéniable face à un large éventail de problèmes causés par la précarité sociale.
La doter d'un arsenal juridique et légal, allant dans le sens de la libéralisation de ses actions, ne pourra qu'être utile à la communauté.: " Si on opte pour la participation de la société civile à travers les associations, on doit en définir et arrêter les modalités." (RAHMA BOURQIA, La stratification sociale)


Cela s'appelle de la bonne gouvernance.


Cela bien sûr pour lutter contre "une culture de la « débrouillardise »", qui fait de l'économie de l'informel la source de substance d'une très large tranche de cette société des exclues et des exclus. Cette culture qui mit fin à toute aspiration au développement humain dans la société!


La caisse de compensation a un très grand rôle à jouer dans ce sens!


Les lobbies des multinationales au Maroc.

Les lobbies des multinationales entre pression économique et décisions politiques.

Les intérêts d’ordre politique et économique sont étroitement liés. Même entre les Etats. Surtout entre les Etats ! Des sommes colossales, des très grandes prérogatives aussi : sont en jeu !

Les lobbies ou groupes d'intérêt à l’échelle internationale sont plus dominants et plus présents dans le champ économique et politique marocain. Pour défendre leurs « intérêts » économique...Cela se joue du rapport dominant dominé dans le monde. Le Maroc n’est donc pas excepté de cette loi !

Les projets pharamineux comme ceux de la construction de la grande mosquée Hassane II au milieu des années 90 ; de la réalisation du projet de 21 000 logements de Salé Al Jadida au même groupe ; de la mise en route du récent Tramwail ; de l’attribution de la gestion déléguée de l’eau et de l’électricité de Casablanca en 1997, au groupe Lyonnaise des eaux ; de la réalisation du projet de TGV du Royaume pour un montant de 1,8 milliard d’euros ; de l’augmentation des droits de douane sur le lait en poudre, qui sont subitement passés de 50% à 117,25 %» en concomitante avec l’arrivée de Nestlé dans le champ économique marocain, sont les exemples le plus patents qui témoignent de lobbysme étranger au Maroc !

Les multinationales sont l’image de la présence étatique des pays industrialisés, comme la France et L’Espagne dans notre pays.

Les lobbies étrangers constituent donc un pouvoir d'influence indirect sur les décisions des responsables locaux au niveau national. Ils sont en contact quotidien avec les élus, les autorités, les ONG, les partis politiques et bien sûr avec le gouvernement et même les médias...,via des personnes- clés : cabinets de conseil, hauts responsables dans l’Administration, associations professionnelles, entreprises de même nationalité déjà présentes dans le pays...


Autre exemple, la Chambre américaine, Am’Cham, évoque volontairement l’implication de la chambre dans des actions de pression au profit de ses membres.

De ce fait, le lobbying des multinationales au Maroc est une réalité...

Un chiffre éloquent : avec 750 filiales françaises à compter en 2009, le Maroc est la première destination des investissements directs français à la fois dans la région Afrique du Nord et Moyen-Orient et sur le continent africain.

De grands projets et de gros contrats autour de l’eau, l’électricité, l’assainissement, la gestion d’ordures, des ports, des aéroports, la construction des routes, des autoroutes, la production et la commercialisation des médicaments, la gestion du domaine de l’aéronautique, des moyens de communication à l’instar des télécoms et des nouvelles technologies...Tout cela passe et repasse par l’hégémonie des multinationales... !

La France, par exemple, via un lobbysme puissant : chambre du commerce et d’autres structures patentes ou latentes, reste le premier investisseur étranger au Maroc avec 20% (soit 47,9 milliards de DH) de ses transactions avec l’étranger, par an. Elles touchent les secteurs du conseil, des biens de consommation, des équipements industriels, du tourisme et de l’immobilier.

Quant à l’Espagne, elle compte également plus de 500 entreprises au Maroc. Les entreprises espagnoles ont investi au Maroc, en moyenne, un peu plus de 400 millions de dollars par an (environ 3,2 milliards de DH).

Certains hommes politiques clés jouent le rôle d’intermédiaires capables d’intervenir efficacement sur des dossiers précis. C’est pourquoi, la politique ouvre de vraies portes pour de vraies opportunités économiques. Cela dépasse le simple cadre local pour s’ouvrir aux cieux des firmes multinationales !

Le lobbysme joue aussi la carte du mécénat, à travers la création ou le soutien des associations... C’ est aussi une pratique courante, afin d’attirer les responsables locaux vers le profit des multinationales : améliorer la vie collective, et notamment dans les quartiers défavorisés est un argument de taille !

Une question se pose : le lobbysme des multinationales est-il favorable à l’économie nationale ? 


Les lobbies du Maroc.

Les lobbies ou les pressions économiques sur les décisions politiques au Maroc.


Première partie :

« Le couloir » ou « la salle d'attente » ou encore « groupes d'intérêt » ou « groupe de pression », les lobbies sont une structure organisée, un système de veille pour représenter et défendre les intérêts particuliers d'un groupe donné. Ils visent à intervenir par l’intermédiaire d'hommes influents pour orienter les décisions d’ordre législatif, politique, administratif ou concurrentiel pouvant toucher négativement leurs intérêts. Comme par exemple la disposition d'avantages fiscaux, la modification de la loi sur l'urbanisme, la loi sur l'informel, le code du travail, etc.

Ces structures ou lobbies prennent par exemple la forme de confédérations.
Ils visent donc la réalisation de plusieurs objectifs en influençant l'issue d’une loi pour en tirer le meilleur profit possible des prérogatives qui en résulte. Cela aux dépens de l’intérêt général... Les intérêts purement particuliers menacent ainsi l'intérêt général.

Les lobbies sont de ce fait des groupes latents qui agissent dès qu'ils voient leurs intérêts menacés et interviennent pour les défendre. Ils sont là pour agir et garder leurs prorogatifs entre les pouvoirs publics et les citoyens.
Ils interviennent pour orienter de façon directe ou indirecte une décision politique ou un fait de société. Les enjeux et intérêts économiques sont donc de taille face à ce phénomène.

Le festival « موازين » n’est qu’un exemple minime du pouvoir du lobbysme au Maroc !



Deuxième partie :

Comment agissent donc les lobbies ou quels rapports y’a-t-il entre les lobbies et la classe politique représentative, à savoir les partis politiques ?

Pour répondre et comprendre, il faut poser la deuxième question suivante :

Par quelles ressources financières les partis politiques sont-ils financés ?

Sachant que la prise en charge de l'Etat est très réduite pour ne pas dire presque nulle ! (nulle par rapport au coût des compagnes de sensibilisation, de locations de bureaux représentatifs au niveau des régions, des programmes de formation politique des adhérents et au niveau des manifestations culturelles et sportives qui doivent se faire au sein et par les dits partis.)

Tout cela demande de l’argent ! Beaucoup d’argent !...

Mais avant d’aller plus loin disons que les partis politiques sont des entités structurées indispensables à la démocratie. Sans les partis politiques, pas de bon fonctionnement de la société. En plus de leur rôle de représentativité, les partis politiques doivent naturellement éduquer leurs adhérents à la gestion du bien en commun. L’Etat doit donc les financer pour qu’ils puissent remplir leur fonction. Or comme dans beaucoup de pays, les subventions restent insuffisantes par rapport au budget dont doivent disposés les partis pour la couverture de leurs frais de fonctionnement.

D’où l’intervention du phénomène : lobbies ! (la ressource vraie du fonctionnement des partis politiques marocains...)

Un véritable financement occulte surgit donc dans le domaine politique. Le dahir de 1958 ne prévoit pas, en dehors de l'interdiction de l'aide étrangère, des mesures claires et précises pour le financement des partis. Ce qui complique encore les choses.

Les lobbies constituent donc une alternative. Mais Les lobbies interviennent pour jouer le rôle de bailleurs de fond dans un système de faveurs parfois illégal... Cela que ce soit pour le financement des activités des partis ou dans celui de leurs campagnes électorales ...

Mais qui se porte garant du patrimoine des partis politiques au Maroc ?
Ce sont bien sûr leurs secrétaires généraux !

Le hic : La transparence dans le contrôle du patrimoine des partis est quasi absente. Certes la Cour des Comptes a un droit de regard sur le financement des campagnes électorales mais la loi reste absente quant au contrôle de leurs patrimoines...

Ce qui est encore dangereux, ce sont ces rapports cachés entre “l'argent sale” et les partis politiques qui sont à dénoncer. 

La réforme de la caisse de compensation au Maroc.



La réforme de la caisse de compensation au Maroc: des solutions concrètes.


Mon credo: la politique n'est pas un tabou.


Tout le monde reconnait que cette caisse qui subventionne les produits de consommation de première nécessité profite aux riches et à la classe moyenne pour maintenir son pouvoir d'achat. Les pauvres n'ont pas de la monnaie pour acheter les produits de consommation de base! Ils n'ont pas un revenu stable!


La somme allouée à la caisse de compensation est colossale: 32 milliard de dhs. Ce qui équivaux à +ou- 4% de notre produit intérieur brut (PIB)


Si on finit par abolir les privilèges et la politique de l’économie de la rente, si les produits pétroliers ne sont pas subventionnés à l'avantage des industriels, si des aides sont accordées directement à la catégorie sociale visée: la classe des pauvres, qui constitue 5 millions de personnes, la somme de 24 milliards de dhs est largement suffisante !

A condition qu’elle soit redistribuée de la façon suivante:

1500 dhs/ mois dirigée exclusivement à la consommation des ménages pauvres: pour les aider à acheter les aliments de première nécessité.

Dix modalités seront utilisées pour faire parvenir les fonds - qu'on pourrait nommer: fonds pour le développement durable à long terme-.


Modalité 1

Une bourse d’étude est accordée directement aux élèves issus de familles pauvres: ce ne sont pas les enfants qui sont pauvres, mais leurs familles! Les sommes accordées sont en fonction du niveau d'étude de chaque élève/étudiant.


- Cet argent, précisons-le, n'est pas de l'aumône mais un financement des études et un moyen pour maintenir la scolarité obligatoire nationale, et pourquoi pas, une manière et une aide pour encourager les plus méritants de nos élèves à finir leurs études supérieures.


Cela va contrer le travail des enfants et va encourager les patrons à embaucher les adultes!


200 dhs/mois pour l’élève au primaire ;

300 dhs/mois pour l’élève au lycée collégial ;

400 dhs/mois pour l’élève au lycée qualifiant ;

500 dhs/mois pour l’étudiant au supérieur ;

600 dhs/mois pour l’étudiant doctorant : jusqu’à ce qu’il ait du travail.


- Cet argent doit être considéré comme un prêt à long terme pour ses élèves/étudiants.

- Cet argent doit être accordé directement, via les établissements scolaires sous forme donc de bourse d'étude: un redoublement, un arrêt des études causés par la volonté propre de l'élève ou de sa famille, équivaut à un arrêt définitif de l'allocation. Quatre des premiers enfants bénéficieront de cette aide pour décourager la procréation des enfants...


Modalité 2

Une carte solidarité doit être attribuée aux mêmes familles nécessiteuses pour bénéficier d'une aide directe aux produits de première nécessité:

- Un approvisionnement mensuel direct donc, en fonction des membres de la famille en charge. Un seul lieu intermédiaire, - comme celui des grandes surfaces de consommation: (pour ne pas faire de la publicité gratuite)- jouera ce rôle dans chaque préfecture.

- Les associations bénévoles se chargeront de la bonne gouvernance, au niveau de l'organisation et de la distribution des aides.

- Il sera tenu compte de la carte de la pauvreté.


Modalité 3 

Une politique des cantines touchant les établissements scolaires: dans les cartiers populaires et dans le milieu rural.

Deux repas par jour, avec les produits subventionnés est un autre moyen pour décourager la déperdition scolaire!

- Cette bonne vieille méthode a fait ses preuves auparavant, pourquoi ne pas la généraliser aujourd'hui sur les enfants issus de familles pauvres.


Modalité 4

Travailler directement avec les associations caritatives pour mettre la main sur les personnes les plus en précarité. Les aider avec le plan: aliments subventionnés pour une population nécessiteuse!

- Ce sont les associations à but non lucratif qu’il faut aider afin de lutter efficacement contre la précarité !

Modalité 5

Augmenter le salaire des fonctionnaires, en fonction de leur besoin/ consommation mensuelle en produit alimentaire de première nécessité: l’augmentation des salaires ne sera par en fonction de l’ échelle, mais en fonction du membre des personnes qui sont en charge: les enfants et les parents.

L’augmentation des salaires des fonctionnaires ne peut que dynamiser la consommation: favorable à la croissance économique de notre pays.

Modalité 6

Une carte santé est octroyée aux familles la classe nécessiteuse, avec des contrôles hebdomadaires au sein des établissements scolaires: la santé pour tous doit être une priorité dans ce sens;

- Les riches ont les moyens d'avoir accès aux soins et à la santé, les pauvres doivent bénéficier des mêmes soins: une assurance maladie doit être accordée aux pauvres.


Modalité 7 

Les subventions ne doivent pas excéder 1500 dhs, quel que soit le nombre de la famille: le but, c'est aider les familles par un minimum pour pouvoir "bouger"!

- En aucun cas, il sera question de tout attendre de l'Etat! L'argent donné est issu du contribuable. Il doit devenir rentable à moyen et à long terme, en fonction de:


* L'augmentation du taux d'alphabétisation des citoyens;

* L'augmentation de leur degré de culture pour participer à la vie dans la cité: ce n'est pas du rêve!

* La création de nouvelles ressources générée par une nouvelle génération très bien instruite, donc capable de participer à la croissance économique et au développement social et culturel de notre pays;


Modalité 8

Pas de subvention du pétrole/essence pour les usagers, et surtout aux industriels: laissons le secteur face à la loi de l'offre et de la demande: les marocains savent négocier!


Modalité 9

Pas de subvention de sucre, de l'huile, pour les industriels de l'agroalimentaire: pâtisseries, sociétés spécialisées, et autres! Pas d'économie de la rente: les marocains savent négocier!


Modalité 10

Subventionner d'urgence les travailleurs qui risquent de tomber dans le filet de la pauvreté à cause du chômage! Une caisse doit être allouée pour payer les avocats spécialisés dans ce genre de dossiers: rapprocher la justice vis-à-vis du citoyen!


- La justice pour qu'elle soit juste, elle doit accorder une large place à l’équité au sein de la société.


Notez ce chiffre: 24 milliards de dhs sont aujourd’hui alloués à la rente!


Seulement 2,5 milliards de dhs sont accordés aux pauvres.

Le reste des milliards: 5.5 milliards de dhs sont octroyés à la classe riche et à la classe moyenne!


Question: doit-on laisser les choses comme elles sont?


jeudi 19 mai 2011

La cour des compte


La cour des compte, de la bonne gouvernance à la transparence.



La Cour des comptes est une institution constitutionnelle. Sa mission est le contrôle d'exécution des lois de finances. C'est-à-dire d'enquêter sur la manière avec laquelle est dépensé l'argent du contribuable. La transparence absolue et l'amélioration de l'action des services publics sont donc les premiers objectifs visés.




Ce que dit la Constitution: 



  • Article 96 : « La Cour des comptes est chargée d'assurer le contrôle supérieur de l'exécution des lois de finances… ». 
  • Article 97 : « La Cour des comptes assiste le Parlement et le Gouvernement dans les domaines relevant de sa compétence en vertu de la loi. Elle rend compte au ROI de l'ensemble de ses activités ». 
  • Article 98 : « Les Cours régionales des comptes sont chargées d'assurer le contrôle des comptes et de la gestion des Collectivités Locales et de leurs groupements ». 

La cour des comptes contrôle donc entre autre la gestion des collectivités locales et de leurs groupements. Cela depuis l'ordonnateur, le contrôleur, jusqu'à le comptable public. C'est le fameux contrôle-suivi-reddition des comptes! 
Il s'agit de vérifier si les résultats atteints par les entités publiques/ les responsables élus et les hauts fonctionnaires de l'Etat ont travaillé de façon efficace, efficiente, économe, éthique et respectueuse de l'environnement ou pas! Il s'agit de voir sur quoi l'argent du contribuable est dépensé! Et comment est-il dépensé! 

La cour des comptes vise la moralisation de la vie dans la cité, en veillant à contrôler : partis politiques, gouvernement, compagnes électorales, impôts sur la fortune et sur le patrimoine, pour dégager et révéler les dysfonctionnements. 
Si la cour des comptes est une institution de contrôle, via des missions de contrôle de gestion, elle est aussi une force de  propositions d'amélioration de la gestion des finances publiques ainsi que celles des services et organismes ayant fait l'objet de contrôle. 
Ceci dit, où réside le problème?
Si le rapport évoque à chaque fois et "essentiellement une quasi-absence des cultures de la performance, des ressources humaines, du contrôle des coûts et des risques, et surtout des salaires que d’anciens directeurs d’entreprises publiques continuent à percevoir sans justification."

Gestion frivole/ performance en carence!  

"“ Le Crédit Immobilier et Hôtelier” (CIH) est un cas révélateur de la gestion des entreprises publiques au Maroc.   reste ainsi dépendante du seul marché de l’immobilier."

" Le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts", il existe une forte insuffisance en ressources humaines.  

" La Société d’Exploitation des Ports" délai de séjour trop long des conteneurs au port   insuffisances en termes de contrôle de stockage, de coût, de suivi, de livraison de visas...
" L’Agence Nationale de la Réglementation des Télécommunications (ANRT) dispose actuellement de plusieurs comptes bancaires privés et publics sans autorisation du ministère des Finances.”les prix des télécommunications sont de 60%  plus cher qu'en tunisie." 

" La société Amendis", en charge des services d’assainissement liquide et de distribution d’eau potable et d’électricité à Tanger et Tétouan, ne respecte pas les clauses contractuelles concernant le paiement des frais de branchement et emploie des facturations et des encaissements de frais fictifs."

" L’Institut Pasteur du Maroc: Nombreuses défaillances techniques et de gestion. Des négligences de sécurité inquiétantes compte tenu de la nature de l’activité..."



Attardons-nous aussi sur un petit grand point! Celui "des salaires que d’anciens directeurs d’entreprises publiques continuent à percevoir sans justification."


Voilà déjà une idée sur les grands salaires au Maroc:


1- HOLDINGS

Mustapha Bakkoury Caisse de Dépôts et de Gestion 130 000 DH nets /mois
.
Driss Benhima Royal Air Maroc 130 000 DH nets /mois.

Anas Alami Barid Al-Maghrib 80 000 DH nets /mois.

Najib Laâraïchi Holding d’Aménagement Al Omrane 60 000 DH nets /mois  
.
Othmane Fassi Fihri Autoroutes du Maroc 60 000 DH nets /mois.

Mohamed Abdeljalil MARSA Maroc 50 000 DH nets /mois.
    
Mostafa Terrab Office Chérifien des Phosphates 300 000 DH nets /mois.  

Ali Fassi Fihri Office National de l’Electricité ET ONEP 100 000 DH nets /mois.

Mohamed Rabie Khlie Office National des Chemins de Fer 75 000 DH nets /mois.

Abdelhanine Benallou Office national des Aéroports 60 000 DH nets /mois.


2- FINANCES

Abdellatif Jouahri Bank Al-Maghrib 250 000 DH nets /mois.

Mohamed Benchaâboun Banque Centrale Populaire 120 000 DH nets /mois.

Ali Harraj Crédit Immobilier et Hôtelier 120 000 DH nets /mois.

Hassan Boulaknadel Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières 75 000 DH nets /mois.

Noureddine Bensouda Direction générale des impôts 70 000 DH nets /mois.

Tarik Sijilmassi Crédit Agricole du Maroc 65 000 DH nets /mois.

Saïd Ibrahimi Trésorerie Générale du royaume 50 000 DH nets /mois.  



3- MEDIAS

Fayçal Lâraïchi Société Nationale de Radio et Télévision 95 000 DH nets /mois.


Salim Cheikh Soread - 2M 70 000 DH nets /mois.  

Ahmed Ghazali Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle 60 000 DH nets /mois.


Ali Bouzerda Maghreb Arabe Presse 50 000 DH nets /mois.  


4- AGENCES

Saïd El Hadi Agence Spéciale Tanger Méditerranée 80 000 DH nets /mois.

Azzedine El MountassirBillah Agence Nationale de Réglementation des Télécoms 50 000 DH nets /mois  

Mohamed Lambarki Agence de l’Oriental 50 000 DH nets /mois. 

Mohamed Jamal Benjelloun Agence Nationale des Ports 50 000 DH nets /mois.




5- MINISTRES  

 Abbas El Fassi est aujourd’hui payé 70 000 dirhams nets par mois, 100 000 si l’on compte ses primes. 

Les ministres, eux, sont à 60 000 dirhams, 

les secrétaires d’Etat à 50 000. 

Mais l’Etat prend en charge le loyer, paie les factures d’eau et d’électricité, et met à leur disposition deux voitures (et paie l’essence), en plus de trois employés de maison.  

+ prime d’investiture 10 000 dirhams. 

le chef du gouvernement/20 000 dirhams. 



Tous ces salaires ce sont les contribuables qui les payent. C'est bien! Le rôle des hauts dignitaires de l'Etat est  travailler bien pour le bien de tous les citoyens marocains! Mais le rapport la cour des compte: l'institut supérieur de contrôles des finances publiques au Maroc note plusieurs "dysfonctionnements" au niveau de la gestion de la chose publique. Il donne même des recommandations très détaillées dans ce sens! 

 Mon rêve d'enfant et d'adulte: 

J'aimerai que mon pays soit aussi performant, au niveau de la gestion politique, économique, sociale, que les pays développés! Est-ce c'est possible? J'ai confiance en la future nouvelle constitution! J'ai aussi confiance en les hommes de bonne foi!


mercredi 18 mai 2011

La présemption d'innocence!


La justice, la corruption, la démocratie, le bonheur et la bonne gouvernance! Quels rapports!  


0- Problématiques:

Le Maroc manque-t-il de justice? Je veux dire devant les tribunaux? Je veux dire au niveau sociale? Je veux dire au niveau de l'équilibre entre les devoirs et les droits? Je veux dire un droit à un enseignement "vraiment" de qualité ou à l'enseignement tout court?! Pour répondre à ces questions, il suffit de s’asseoir dans les cafés ou de lire les commentaires fleuves dans le forums! C'est ce qu'on appelle l'opinion publique!

Qu'en est-il de la corruption? Qu'en est-il de ses indices latents et patents! Le Maroc n'est-il pas l'un de ses champions? Codifier et réglementer par des lois sévères n'est-il pas manipuler et déjouer par l'illicite et les passe-droits?

Une maladie chronique sévit au Maroc! Celle de l'amour de l'exécutif!

Dans cet état de démocratie pathologique, ceux qui se croient tout permis prospèrent face à deux lois: la loi du silence et la loi administrative et pénale, qui restent incapables d'agir, car la justice reste à un état mineur! En claire: un sous-pouvoir!

Abus de pouvoir, malversations, dilapidations des deniers publics sont donc monnaie courante au Maroc... 

Et pourtant le Maroc est l'"Etat des institutions"! 


1- La preuve : Pour combattre la corruption, le Maroc des institutions a :

- L'instance centrale de prévention de la corruption (ICPC);

- L’Instance nationale de protection des biens publics (INPBPM); 

- L’Inspection générale des Finances; 

- L' observatoire de la corruption dans les services douaniers;  

- La Cour des comptes; 

- L' inspection des finances;

- Le site web Stop corruption;

- La Journée nationale de la protection des biens publics: le 24 mars de chaque année...


Toutes ces institutions pour que le Maroc fasse une figure de prou dans le classement au niveau de la lutte contre la corruption!!!


2- La contre preuve: ( diagnostic de la corruption au Maroc...: le choc connu et reconnu! )


* Global Integrity sur la corruption dans le monde arabe " fait état d’une hausse importante du fléau de la corruption au Maroc"!


* Le Magazine britannique "The Economist", " classe le Maroc au 116 ème place sur 167 pays dans un classement sur la démocratie dans le monde"!

* Transparency International " classe le Maroc à la 85ème place avec une note de 3,4/10 dans le classement mondial sur la corruption: rang qu’il détient depuis 8 ans"! 

* La Banque Mondiale " donnant un rapport sur le climat des affaires dans le monde, classe le Maroc à la 114ème position sur un total de 183 pays, pour l’année 2011"!

* Doing Business 2011 affirme que "la bureaucratie administrative et la justice constituent toujours l’un des principaux freins au développement des investissements étrangers au Maroc"!

3- La prescription anti-corruption à la marocaine:


+ Le Maroc prévoit "d’accueillir la quatrième session de la "conférence des Etats membres de la Convention des Nations Unies contre la corruption."

+ Le Maroc " installe un plan Maroc Numeric 2013 et un centre d’évaluation des politiques publiques! Ce nouveau programme comprend entre autres l’installation de bornes électroniques de tickets pour gérer les fils d’attentes dans les administrations, la suppression des portiers, l’installation d’un système de pointage et la généralisation des concours d’accès à la fonction publique!!!

++++ Toutes ces mesures ajoutées à celles déjà là vont-elles rendre les marocains heureux?

4- Le Maroc, ce pays heureux...ou mal..........x


Le Maroc a été classé à la 41ème sur 60 pays, au classement du bimestriel français Globeco, sur l’indice du bonheur mondial (IBM).

Le Maroc, qui arrive après la Tunisie (36ème) mais avant l’Algérie (46ème), obtient 755 points à l’indice du bonheur mondial.


Le classement se base sur 40 éléments pour le bonheur mondial et 20 pour le bonheur par pays. Ces critères comprennent entre autre la paix, la démocratie, la sécurité, la culture ou encore la corruption!!!

5- Synthèse: entre la corruption et l'anti-corruption...

Le Maroc a vraiment un rendez-vous avec l'Histoire! Celle-ci - tout le monde doit y participer: chaque, via sa propre volonté! 

Pour la première fois, on entend parler de justice comme pouvoir autonome! Allons-nous faire comme la Jordanie, dont le système judiciaire est totalement indépendant de l’exécutif ? Allons-nous avoir une vraie "Agence nationale de lutte contre la corruption", présidée par "un procureur", est composée de "magistrats" et a toutes "les prérogatives" en matière de prévention, d’investigation et de sanction? Au lieu d'une simple Instance centrale pour la prévention de la corruption? Car la première est exécutive alors que la seconde est consultative! Car la première peut arrêter, condamner et juger, alors que l'autre ne peut que "prévenir"! C'est en tout cas, ce nous que révèle Abdesselam Aboudrar, qui dirige l’Instance Centrale pour la Prévention de la Corruption (ICPC): une instance ad hoc! Ce monsieur, respectable par son passé de probité et de militantisme, avance lors d'une question qui lui a avait été posée par "Jeune Afrique":

" Pourquoi l’action de l’ICPC se limite-t-elle à la prévention ?

- C’est un choix du gouvernement. Après avoir ratifié, en 2005, la convention pertinente de l’ONU, il était tenu de mettre en place une agence de lutte ou de prévention contre la corruption. L’essentiel était de manifester la volonté du gouvernement de s’attaquer au mal sur les deux plans. Il ( le gouvernement) a préféré laisser la sanction à la justice et confier la prévention à une instance ad hoc."

NB- La bonne gouvernance se trouve quelque part dans cet article!

A méditer!