dimanche 22 mai 2011

Les lobbies des multinationales au Maroc.

Les lobbies des multinationales entre pression économique et décisions politiques.

Les intérêts d’ordre politique et économique sont étroitement liés. Même entre les Etats. Surtout entre les Etats ! Des sommes colossales, des très grandes prérogatives aussi : sont en jeu !

Les lobbies ou groupes d'intérêt à l’échelle internationale sont plus dominants et plus présents dans le champ économique et politique marocain. Pour défendre leurs « intérêts » économique...Cela se joue du rapport dominant dominé dans le monde. Le Maroc n’est donc pas excepté de cette loi !

Les projets pharamineux comme ceux de la construction de la grande mosquée Hassane II au milieu des années 90 ; de la réalisation du projet de 21 000 logements de Salé Al Jadida au même groupe ; de la mise en route du récent Tramwail ; de l’attribution de la gestion déléguée de l’eau et de l’électricité de Casablanca en 1997, au groupe Lyonnaise des eaux ; de la réalisation du projet de TGV du Royaume pour un montant de 1,8 milliard d’euros ; de l’augmentation des droits de douane sur le lait en poudre, qui sont subitement passés de 50% à 117,25 %» en concomitante avec l’arrivée de Nestlé dans le champ économique marocain, sont les exemples le plus patents qui témoignent de lobbysme étranger au Maroc !

Les multinationales sont l’image de la présence étatique des pays industrialisés, comme la France et L’Espagne dans notre pays.

Les lobbies étrangers constituent donc un pouvoir d'influence indirect sur les décisions des responsables locaux au niveau national. Ils sont en contact quotidien avec les élus, les autorités, les ONG, les partis politiques et bien sûr avec le gouvernement et même les médias...,via des personnes- clés : cabinets de conseil, hauts responsables dans l’Administration, associations professionnelles, entreprises de même nationalité déjà présentes dans le pays...


Autre exemple, la Chambre américaine, Am’Cham, évoque volontairement l’implication de la chambre dans des actions de pression au profit de ses membres.

De ce fait, le lobbying des multinationales au Maroc est une réalité...

Un chiffre éloquent : avec 750 filiales françaises à compter en 2009, le Maroc est la première destination des investissements directs français à la fois dans la région Afrique du Nord et Moyen-Orient et sur le continent africain.

De grands projets et de gros contrats autour de l’eau, l’électricité, l’assainissement, la gestion d’ordures, des ports, des aéroports, la construction des routes, des autoroutes, la production et la commercialisation des médicaments, la gestion du domaine de l’aéronautique, des moyens de communication à l’instar des télécoms et des nouvelles technologies...Tout cela passe et repasse par l’hégémonie des multinationales... !

La France, par exemple, via un lobbysme puissant : chambre du commerce et d’autres structures patentes ou latentes, reste le premier investisseur étranger au Maroc avec 20% (soit 47,9 milliards de DH) de ses transactions avec l’étranger, par an. Elles touchent les secteurs du conseil, des biens de consommation, des équipements industriels, du tourisme et de l’immobilier.

Quant à l’Espagne, elle compte également plus de 500 entreprises au Maroc. Les entreprises espagnoles ont investi au Maroc, en moyenne, un peu plus de 400 millions de dollars par an (environ 3,2 milliards de DH).

Certains hommes politiques clés jouent le rôle d’intermédiaires capables d’intervenir efficacement sur des dossiers précis. C’est pourquoi, la politique ouvre de vraies portes pour de vraies opportunités économiques. Cela dépasse le simple cadre local pour s’ouvrir aux cieux des firmes multinationales !

Le lobbysme joue aussi la carte du mécénat, à travers la création ou le soutien des associations... C’ est aussi une pratique courante, afin d’attirer les responsables locaux vers le profit des multinationales : améliorer la vie collective, et notamment dans les quartiers défavorisés est un argument de taille !

Une question se pose : le lobbysme des multinationales est-il favorable à l’économie nationale ? 


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